Psychisme vs symptôme

 

 

 

 

 

J'espère que je ne serais pas trop fatiguée aujourd'hui, j'ai encore quelques spasmes au ventre à cause de ce week-end du coup j'ai du mal à manger. Et la journée sera longue, j'ai mon groupe de parole ce soir sur le thème: Ma fille/ma mère ne m'appartient pas (vu que j'y vais avec ma mère, c'est tout un programme!).


D'ailleurs il y a un truc qui me chiffonne: à la dernière séance, une des organisatrices a glissé à ma mère que normalement la malade et le parent devaient venir sur un mode d'alternance, une fois l'un, une fois l'autre. Que soit disant on pourrait s'exprimer plus facilement sans la présence de l'autre. Or moi c'est le contraire, j'arrive à être "moi-même" pendant ces séances, et à faire passer mes émotions et ressentis à ma mère, ce que je ne parviens pas à faire en dehors. Et ma mère m'a dit qu'elle ne se voyait pas y aller toute seule, que c'était pour avoir une vision plus juste de la maladie au contact d'autres personnes concernées, mais aussi (justement) pour m'entendre, qu'elle m'accompagnait. J'essaierais de leur en parler en début de séance mais j'ai peur de ne pas oser...

 

Enfin après réflexion, si j'ai du mal à parler de mon ressenti à ma mère, je crois que c'est "en partie" dû au fait qu'elle me pose les mauvaises questions quand on se voit. Du coup j'élude où je mens...Faut dire que quand elle aborde le sujet c'est: "j'ai l'impression que tu as encore maigri toi..." ou "tu pèses combien en ce moment?" ou encore "tu n'as rien mangé de la journée encore, j'imagine?" (Pas sur le ton de la colère, hein, plutôt sur un ton compatissant mais quand même, j'aimerais qu'elle se concentre sur le vrai problème des TCA, le psychisme plutôt que sur les symptômes à savoir le poids et la bouffe...). Mais bon, je comprend qu'elle s'inquiète, et il est plus facile de réagir sur ce que l'on voit (le physique) que sur l'invisible (le psychisme). Le groupe de parole au contraire est plus axé sur le ressenti, ce qui se passe dans nos tête quand on jeûne/crise, etc...Donc j'apprécie qu'elle soit là pour mieux me comprendre, et en général je me sens libre de parler sans tabous dans ce cadre, je sais que personne ne me juge. On me donne même parfois des conseils, des pistes de réflexion (contrairement à la psy du CMP que je ne suis plus retourné voir d'ailleurs...)

 

Du coup il faudrait que je trouve un autre psy, mais je pense demander le contact de celle qui traite la majorité des malades du groupe de parole, les avis sont très positifs quand à son approche (faut dire que c'est une ex-malade).

 

                                                                     

 

 

 



16/06/2010
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