Oh miroir, mon beau miroir...

 

 

Il a fallu qu'on me laisse un commentaire pour que je me souvienne que j'avais encore un public ici, que je pouvais encore aider des gens en me livrant...

Alors je vais tenter de reprendre un peu le fil, vous résumer ces derniers mois.

 

Je ne saurai dire quel a été le déclic, ni même si cela durera dans le temps, mais j'ai avancé.

J'ai avancé quand à mes obsessions, à mon besoin de contrôle, à l'image que j'avais de la femme, à MON image.

Aujourd'hui je me sens "un peu" plus forte.

Je recommence à prendre soin de moi, je me maquille, je me coiffe, je fais attention à ce que je porte, et j'y prend plaisir!

Et surtout, je me vois ENFIN telle que je suis, je n'ai plus une image déformée de mon reflet, je ne me vois plus "grosse" mais "normale", "avec des rondeurs". Et cela ne m'angoisse pas!

Alors qu'il y a quelques temps encore, j'aurai pleuré devant mon reflet, été prise d'angoisse devant toutes ces rondeurs, aujourd'hui je respire un grand coup devant ma glace, et me sermonne dès qu'une petite voix malveillante se fait entendre: je suis une FEMME, plus une ADO, j'ai des formes et c'est normal!

 

D'autant plus qu'elles sont utiles ces rondeurs:

-elles me réchaufferont en hiver - à mon poids le plus bas je vivais au Pole Nord toute l'année

-mon copain n'a plus l'impression de faire du détournement de mineur

-j'ai de la poitrine!

-je trouve plus facilement ma taille dans les magasins

Sans compter les bénéfices du poids repris:

-plus de malaises

-plus de "t'as une petite mine"/ "ca va? t'es malade?"/"tu devrais te maquiller, t'es pale comme un fantôme" etc...

-plus de tremblotte

-plus de crampes

-plus de mal au crâne

Bref, de ce côté là, ça va mieux.

 

Cependant je suis toujours sur le fil niveau alimentation. Je suis en plein dans la phase "attention à ne pas tomber dans les extrêmes". Car cette bulle de légèreté retrouvé quand à mon corps, n'a pas rendu légères mes assiettes, loin de là.

Comme un bagnard qui sort de prison et profite à outrance de sa liberté retrouvée, j'ai profité à outrance des sucreries et douceurs dont je m'étais tant privée.

Évidemment j'ai repris du poids, mais le poids, c'est aujourd'hui une question que j'envisage sur le long terme. Quelques kilos en moins seraient plus "sains", mais je ne m'impatiente pas, je les reperdrai à mon rythme.

Le problème aujourd'hui serait plutôt le contenu de mes assiettes, la qualité tout comme la quantité. Car j'ai beaucoup de mal actuellement à retrouver une alimentation équilibrée.

Quelque part au fond de mon esprit, est encore tapie la peur du manque. Vous savez, cette angoisse qui vous "oblige" à finir le paquet de chips, de gâteaux, l'assiette remplie à rabord, etc...Cette peur je m'efforce de la dompter, jour après jour, mais c'est pas évident. Je me répète comme un mantra qu'il y en aura encore demain, qu'à présent j'ai le "droit" de me faire plaisir. Mais tant d'années à se refuser les plaisirs gustatifs, ou à les vivre dans un sentiment de transgression laisse des traces...

 

Parallèlement, je recommence à entreprendre des démarches pour mon avenir.

Les TCA m'ont fait "disparaître" de la société, m'ont obligé à vivre au jour le jour, m'ont conforté dans ma procrastination, me laissant dans l'angoisse d'un futur désertique de vie et d'envie.

Je m'apprête à faire un bilan de compétences pour trouver ma place sur le marché du travail et je compte m'inscrire prochainement dans une auto-école pour passer mon permis (un grand pas pour moi qui manquait de faire un malaise dès que je me retrouvais derrière un volant - sueurs froides, bourdonnements, tremblements, etc...)

 

Voilà, je m'arrête là pour le moment, la suite au prochain épisode ;)

 

                                                                                          

 

 

 

 

 

 

 



09/09/2011
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