Mélanie a vaincu l'anorexie et témoigne

Le livre est référencé dans le réseau dilicom et à la FNAC, Amazone, Chapitre./Photo DDM Joël Boyé.

 

À 17 ans, Mélanie a sombré dans l'anorexie. Quinze ans après, elle édite son « Journal d'une faim de vivre », écrits qu'elle a couchés au jour le jour sur le papier pendant son hospitalisation qui a duré un mois.

A 33 ans, quinze ans après avoir basculé dans l'anorexie et s'en être sortie, Mélanie Courteille raconte le combat qu'elle a mené, durant un mois, pendant son hospitalisation en CHU, dans un ouvrage qu'elle a intitulé « Journal d'une faim de vivre ». Un livre pour « partager mes pensées les plus intimes, mes angoisses, ainsi que mes premiers pas vers la guérison ».


« L'anorexie est une maladie insidieuse et multifactorielle. Elle s'est déclenchée peu avant mon entrée en terminale au lycée, à la mort de mon grand-père paternel. On exprime des souffrances ou blessures de l'enfance, elles se matérialisent d'une façon ou d'une autre, il y en a qui se drogue, pour d'autres, c'est l'alcool », observe Mélanie Courteille. Ajouté au mal-être d'un corps que l'« on trouve un peu trop rond » et c'est « l'engrenage ». Ses parents se rendent compte et la mettent en garde, mais « on nie la maladie, je me trouvais bien, j'avais l'impression d'être dans le vrai », dit-elle. La privation de manger entraîne « l'agression » et étant quelqu'un de « solitaire, d'indépendante », Mélanie s'enferme dans son monde et ne sourit plus. La seule chose qui la raccroche à la vie, « c'est la musique »


[elle fait partie d'un orchestre] et la perspective de passer son bac, étant « boulimique des études ». Le sport aussi jusqu'au jour où son corps ne le lui permet plus. Ses parents décident alors de l'amener voir un médecin pour lui faire comprendre « que l'hospitalisation serait bénéfique ». Consciente « que je ne m'en sortirais pas sans ça », elle accepte après avoir décroché son bac, son objectif « étant de partir en fac ». En septembre, juste avant l'entrée en fac, Mélanie est hospitalisée dans un CHU car à l'époque il n'existait pas de structures adaptées. Elle ignore qu'elle sera mise à l'isolement. « J'avais amené des bouquins, ma clarinette ; on m'a tout supprimé, pas de télé, pas de contact avec ma famille, seulement un cahier et un stylo ; le personnel m'amenait les plateaux-repas et repartait. J'étais confrontée à moi-même et avais accepté un contrat : celui d'arriver à 48,500 kg[alors qu'elle en pèse tout juste 40] pour sortir au bout d'un mois », raconte-t-elle. Quelques jours plus tard, « le médecin m'a prêté des livres que je dévorais ». Parallèlement, elle souffre de problèmes digestifs : « La nourriture de l'hôpital n'a rien de gastronomique et avec l'anorexie, l'estomac se rétrécit ». Mélanie se retrouve « comme une bête en cage » mais « la peur de la blouse blanche » et l'écriture lui permettent d'avancer. Il y a aussi un but : « la fac, la perspective d'être autonome », même s'il y a la peur « de rechuter à l'extérieur ». Mélanie prend du poids, mais pour autant « ne se sent pas bien, c'est une pseudo-guérison » et elle regrette qu'il n'y ait pas de suivi. Sa thérapie, « je l'ai faite en écrivant », une thérapie qu'elle a engagée quelques années après. Aujourd'hui, ce livre « est un aboutissement, j'ai bien avancé dans la guérison et me mettre à nu, sortir de l'ombre, dans cette maladie, c'est révélateur. J'ai envie de dire : la guérison a transformé la colère en amour », un message d'amour adressé aussi « à mes parents ». Mélanie s'est construite et a retrouvé le sourire. Elle est correspondante locale de l'association Anorexie-Boulimie Midi-Pyrénées. On peut la joindre au 06.87.37.06.34, courmela@yahoo.fr

 

Source: ladepeche.fr

 

 

 

 

 

 

 



10/01/2012
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