L'anorexie : une maladie chronique

 29.12.2010

 
L'anorexie mentale est un trouble grave du comportement alimentaire qui touche essentiellement des jeunes femmes, devient souvent chronique et contre laquelle il n'existe pas de traitement médicamenteux. Isabelle Caro, dont le décès vient d'être annoncé à l'âge de 28 ans, souffrait d'anorexie depuis l'âge de 13 ans.
 
La personne anorexique refuse de s'alimenter alors même qu'elle a faim, obsédée par le besoin d'éviter de grossir, même si elle est déjà trop maigre. D'éventuelles crises de boulimie sont compensées par une hyperactivité physique, des vomissements provoqués ou l'utilisation de laxatifs. L'anorexie est dite chronique quand les conduites de restriction alimentaire perdurent pendant plus de cinq ans.
 
L'anorexie peut être due à une vulnérabilité psychique ou génétique, des circonstances familiales (relations fusionnelles avec les adultes, exigences mises trop haut), voire à des facteurs socioculturels tels que «l'importance de l'image du corps dans nos sociétés», relève la Haute autorité de santé.
 
Chez les femmes, les métiers considérés comme à risque pour l'anorexie, tels que sport de haut niveau ou profession de mannequin, ne comptent que pour 10 à 15% des cas d'anorexie, mais l'image des mannequins très maigres peut être dévastatrice sur des terrains prédisposés.
 
L'anorexie touche aussi les moins de 10 ans.
Chez les garçons, l'anorexie est plus fréquente que chez les filles avant l'âge de 10 ans, mais la tendance s'inverse à l'adolescence. L'anorexie touche 1% de la population féminine jeune, soit quelque 40 000 adolescentes en France, mais aussi de plus en plus d'enfants de 8-9 ans et de jeunes gens.
 
Avec les personnes plus âgées chez qui la maladie est devenue chronique, on estime que cette maladie concerne à peu près 70 000 personnes. Les risques sont de tous ordres : cardiaques, digestifs, rénaux, dentaires, gynécologiques (avec interruption des règles)...
 
L'anorexique se coupe souvent du monde, et peut tomber dans la dépression, les phobies, l'addiction ou les conduites suicidaires. 50 % de guérison, mais zéro médicament La moitié des anorexiques guérissent totalement, 30% ont des rémissions partielles, et la maladie devient chronique chez les autres.
 
 Le risque de mort est estimé à 0,5% par année d'évolution. Il n'y a pas de traitement médicamenteux de l'anorexie. Il est recommandé de la prendre précocement en charge, avec aide à la reprise progressive de poids, puis psychothérapie adaptée. Il est bon d'intégrer la famille dans le parcours de soin, et l'hospitalisation ne se justifie que lorsque le pronostic vital est engagé ou que l'entourage est anxiogène.
 
 
 

Source: leparisien.fr

 

 

 

 

 



15/04/2011
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