Entre psychologue, psychothérapeute, psychiatre et psychanalyste, comment faire son choix ?

 

Entre psychologue, psychothérapeute, psychiatre et psychanalyste, comment faire son choix ? D'autant plus que chacun peut exercer deux ou trois de ces professions en même temps. Petit récapitulatif des spécificités de chacun.

Le psychologue clinicien
La psychologie est centrée sur la compréhension du comportement humain. Titulaire d'un M2 (bac + 5), le psychologue possède de grandes connaissances théoriques sur le développement de l'enfant, l'apprentissage, les relations interindividuelles, le système nerveux, les structures psychiques… On le consulte pour des difficultés personnelles, professionnelles ou pour des troubles légers du comportement.

Il peut, selon sa spécialisation, traiter les enfants, les parents, les salariés, les individus, mais ne prend en charge ni les maladies psychiatriques ni les dépressions (sauf s'il est aussi psychanalyste ou psychothérapeute). Le traitement peut aller de quelques séances à plusieurs années selon le trouble. Ses consultations sont prises en charge à condition de bénéficier d'une prescription médicale et de se rendre dans un CMP (centre médico-psychologique).

Le psychiatre
La psychiatrie est une discipline médicale. Diplômé de la faculté de médecine après une spécialisation en psychiatrie (Bac +10), le psychiatre établit des diagnostics et il est le seul à pouvoir prescrire des médicaments (antidépresseurs et anxiolytiques, notamment) ou décider d'une hospitalisation.
On le consulte pour les troubles mentaux graves : schizophrénie, hystérie, anorexie, troubles bipolaires, phobies, dépression grave… La durée et la périodicité des consultations est fonction de la pathologie. Médecin, il est remboursé par la Sécurité sociale.

Le psychanalyste
Mal-être, dépression, phobies, répétitions de certains comportements ou simple désir de mieux se connaître soi-même, les raisons d'aller chez le psychanalyste ne manquent pas. Issue des découvertes de Sigmund Freud, la cure analytique s'attache aux origines des problèmes, qu'elle détecte le plus souvent dans l'enfance. Elle se déroule étendu sur un divan, avec le psychanalyste derrière soi. Le praticien intervient peu. La position allongée permet à l'inconscient de s'exprimer plus facilement.

La cure analytique dure plusieurs années, souvent une fois par semaine. Certains puristes imposent deux à trois séances hebdomadaires.
Aucun diplôme n'est obligatoire, mais le psychanalyste répond à une déontologie très stricte en matière de formation, de contrôle de ses pratiques et de comportement vis-à-vis de ses patients.

Non seulement les cures ne sont pas remboursées, mais les fondements même de la psychanalyse impliquent que, pour réussir, elles « coûtent » quelque chose au patient.

Le psychothérapeute
Il existe près de 200 formes différentes de psychothérapies. Analytique, émotionnelle, comportementales et cognitives (TCC), psychocorporelle… On peut le consulter pour les mêmes raisons que le psychanalyste, mais aussi pour des difficultés ponctuelles comme un deuil, une rupture, un licenciement. Le traitement dure de quelques semaines à plusieurs années.

Il n'existe pas de diplôme universitaire spécifique mais, parmi les écoles privées, certaines dispensent un enseignement très sérieux et professionnalisant. D'autres se révèlent plus fantaisistes. Au patient de se renseigner et de poser les bonnes questions lors de la première séance.

 

Par Marie Marvier

Source: France-Soir

 

 

 

 



02/11/2010
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