Approche Cognitive et Comportementale

 

La thérapie cognitive s'installe peu à peu à partir des années 60, avec T. Beck. Travaillant originellement sur la dépression, il relève l'existence de blocages cognitifs au changement : pensées automatiques, dialogue intérieur… Loin de la psychanalyse, ces processus de pensées portent sur des sujets bien « concrets ». A partir de ce constat va se mettre en place un modèle cognitif, adaptable notamment aux troubles anxieux.

L'approche cognitivo-comportementale (pour parler plus simplement, l'analyse des pensées, croyances et des comportements qu'elles provoquent) est un élément essentiel et fondateur de toute démarche thérapeutique. 

Chaque être humain vit des situations. Ces situations sont interprétées par l'intermédiaire de pensées (autoverbalisations) ou d'images mentales (dialogue intérieur). 
De ces pensées, croyances et représentations mentales dépendront l'humeur et le comportement de l'individu.
 

 

Les thérapies cognitives et comportementales étudient ce système, mettent en valeur des disfonctionnement ou distorsions au niveau cognitif (pensées, ...). L'approche cognitive a pour but de  restructurer ces schémas. 
Les différents types de distorsions cognitives, de pensées dysfonctionnelles sont identifiés, définis et expliqués afin de pouvoir ensuite les remettre en cause, les modifier ou les éliminer et permettre ainsi de nouveaux comportements plus adaptés.
 

 

Tout trouble a une forte composante cognitive. Les troubles alimentaires n'en sont pas exempts. Les systèmes de représentation favorisent voire génèrent les comportements pathogènes, tels les compulsions de la boulimie, de l'hyperphagie les privations de l'anorexie ou les désordres de l'obésité. En thérapie des TCA, on rencontre toute un système de pensée, de règles, dysfonctionelles. Cela touchera par exemple l'alimentaire, les règles diététiques, les régimes irrationnels. L'exigence, le perfectionnisme sont également le fruit de toute une manière de penser, dichotomique (noir ou blanc), de règles absolues et illusoires. dans un système familial qui communique peu ou mal, les interprétations abusives, lectures de pensées... sont nombreuses. Le conditionnement judéo-chrétien (être fort, maîtriser ou ne pas montrer ses émotions, sauver les apparences, préserver la loyauté familiale…) participe également à tout un système de représentation inextricable. De manière plus générale, les règles morales, sociales, esthétiques et culturelles enferment encore la personne dans un processus inadapté au bien-être. Bref, la liste est longue et la thérapie cognitive  est un bon outil pour provoquer la mutation nécessaire à la résolution du trouble alimentaire. Au dela du comportementalisme pur, d'exposition, discutable, l'approche comportementale est aussi le terrain d'apprentissages : apprentissage des habiletés sociales (affirmation de soi), de l'intelligence émotionnelle (expression de soi, des émotions...). Le développement de ces compétences participe également à l'évolution globale du sujet.

 

 

Source: www.troublesalimentaires.org

 

 

 

 

 



16/06/2010
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