Aperçu historique des TCA

 

 

 

En médecine, l'anorexie mentale ou anorexia nervosa (littéralement " absence d'appétit ") est un trouble du comportement alimentaire connu depuis longtemps. Des restrictions alimentaires particulièrement sévères, ainsi que des périodes de jeûne, étaient déjà, au Moyen-Age, largement pratiquées au sein des communautés religieuses, ces privations ayant un caractère mystique et une justification philosophique. Sainte Catherine de Sienne, morte à l'âge de trente-trois ans à la suite de ce que certains auteurs appellent aujourd'hui " anorexie sainte ", n'est que l'exemple le plus connu et le plus flagrant de ce genre de pratiques.

 

On retrouve la première description médicale de l'anorexie en 1689; le médecin Richard Morton décrit une forme de dépérissement physique d'origine nerveuse. Mais c'est à partir de la deuxième moitié du siècle passé que le terme d'anorexie mentale est employé dans le sens que nous lui reconnaissons aujourd'hui : presqu'en même temps, deux médecins, le français Lasègue en 1873 et l'anglais Gull en 1874, donnent les deux premières descriptions cliniques de cas d'anorexie, descriptions qui sont encore aujourd'hui d'actualité. Bien que pour ces auteurs il s'agisse d'un trouble d'origine psychique, la médecine le considérera et le traitera pendant des années plutôt comme un problème physique (insuffisance hypophysaire, notamment). Ce n'est qu'à partir des années 50 que l'on reviendra à l'idée d'une origine psychologique de l'anorexie mentale, acceptant donc que les problèmes physiques associés ne sont que la conséquence de l'arrêt de l'alimentation.

 

Quant à la boulimie ou bulimia nervosa (du grec " grande faim dévorante "), elle a pendant longtemps été considérée comme un symptôme provenant d'autres pathologies : tantôt comme un signe de névrose hystérique, tantôt comme faisant partie d'un trouble plus profond de la personnalité, ou encore comme un signe de dépression. D'autres auteurs ont parlé d'addiction ou de " toxicomanie sans drogue". Des rapprochements ont également été faits entre boulimie et obésité. On a aussi parlé d'une origine biologique de la boulimie, hypothèse qui met en cause des variations du taux de sérotonine, produit chimique ayant un rôle important dans le fonctionnement du cerveau. Enfin, ce n'est que dans les années 80 que la boulimie acquiert une description diagnostique spécifique.

 

A partir des années 80, suite à l'intérêt que les troubles alimentaires ont suscité dans le monde médical, d'autres troubles alimentaires, se distinguant de l'anorexie et de la boulimie selon des symptômes et une intensité différents, ont été décrits et définis par plusieurs auteurs (voir rubrique "Les troubles alimentaires").

 

 

Source: www.anorexie-boulimie.com

 

 

 

 

 

 



16/06/2010
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